« Notre RIB a changé, merci d'utiliser le nouveau. » Une phrase banale — et l'un des schémas de fraude les plus coûteux pour les entreprises. Un virement parti sur le mauvais compte ne revient presque jamais.
La fraude au faux fournisseur (ou « fraude au RIB ») ne pirate pas vos systèmes : elle usurpe l'identité d'un créancier que vous connaissez déjà. Un email au nom d'un fournisseur habituel, un logo copié, parfois un nom de domaine qui ne diffère du vrai que d'un caractère — et une demande simple : enregistrer de nouvelles coordonnées bancaires pour la prochaine facture. Le moment est choisi : une facture réellement attendue, un règlement de routine, une période de congés ou de clôture où l'on va vite.
Le compte destinataire est fréquemment ouvert à l'étranger, parfois hors zone SEPA, et les fonds sont dispersés en quelques jours. La fraude n'est le plus souvent découverte que lorsque le vrai fournisseur réclame son paiement — plusieurs semaines plus tard, quand il est trop tard pour rappeler les fonds.
Un fraudeur construit un décor. Les registres publics, eux, ne se maquillent pas. Avant d'enregistrer un changement de coordonnées bancaires :
Aucune de ces vérifications n'est intrusive : ce sont des données publiques, consultables légalement. Elles prennent quelques minutes à qui sait où regarder — et zéro à qui ne regarde pas.
Aucune vérification documentaire ne remplace celle-ci : appeler le fournisseur à son numéro habituel — celui de vos dossiers, jamais celui qui figure dans l'email ou sur la facture reçue — et faire confirmer le changement de vive voix par un interlocuteur connu. Le fraudeur contrôle le canal écrit ; il ne contrôle pas votre carnet d'adresses.
La contre-mesure organisationnelle est du même ordre : tout changement de coordonnées bancaires suit une procédure à deux personnes, avec délai, quelle que soit l'urgence invoquée. L'urgence est précisément l'outil du fraudeur.
Un point à connaître : un virement que vous avez vous-même autorisé n'ouvre pas les mêmes droits à remboursement qu'une opération non autorisée. La prévention n'est pas un confort — c'est, en pratique, la seule protection fiable.
La fraude au RIB n'est qu'un cas particulier d'une question plus générale : l'entité que vous payez est-elle bien celle que vous croyez ? La même vérification protège contre le faux fournisseur, la coquille montée pour une grosse commande, ou le sous-traitant fantôme. Pour les paiements sensibles — nouveaux bénéficiaires, montants inhabituels, changements de coordonnées — une vérification externe datée et sourcée transforme un réflexe de prudence en procédure démontrable. En cas de litige, la différence n'est pas mince.
Vérifier une contrepartie avant de la payer
Verilum vérifie l'identité réelle d'une entreprise — registres officiels, dirigeants, bénéficiaires effectifs, ancienneté du domaine, cohérence des changements récents — chaque fait relié à sa source, sur sources ouvertes, conforme RGPD, livré en 24h à 72h.