L'audit comptable dit ce que vaut l'entreprise. Il ne dit pas à qui vous avez vraiment affaire. Sur une cession, c'est pourtant là que se logent les mauvaises surprises.
La due diligence financière classique couvre les comptes, les dettes, les engagements hors bilan, la valorisation : une photo des chiffres à un instant T. Ce qu'elle ne regarde jamais, c'est qui est réellement en face — repreneur ou cédant : son historique de dirigeant, ses autres sociétés, sa fiabilité de paiement, son exposition à des contentieux.
Les deux risques sont symétriques. Côté vendeur : céder à un repreneur insolvable, surendetté ailleurs, ou coutumier du dépôt de bilan — avec un crédit-vendeur ou un complément de prix qui ne sera jamais payé. Côté acheteur : reprendre d'un cédant au passif caché, aux litiges latents, ou dont l'activité est déjà passée par une structure radiée puis recréée. Cette vérification ne remplace ni l'audit comptable ni l'avocat : elle les complète sur le volet réputation, antécédents et liens — à partir de sources publiques uniquement.
Au plus tôt, un premier screening avant la lettre d'intention (LOI) permet de décider si l'on engage du temps et des frais d'audit. Pendant la due diligence, la vérification se mène en parallèle de l'audit comptable et juridique, sur un périmètre défini avec l'expert ou l'avocat. Avant la signature de l'acte définitif, une revérification ciblée capte les changements de dernière minute (procédures récentes, modifications de structure). Et pour un crédit-vendeur ou un earn-out, la solvabilité du repreneur se vérifie avant d'accepter tout paiement différé. Le délai cible du rapport varie de 24 h à 72 h selon le périmètre et est confirmé après cadrage.
Ce que je fais : croiser les registres RNE/INPI et BODACC, la presse, les décisions accessibles et les listes de sanctions. Les bénéficiaires déclarés sont intégrés lorsque l'accès est autorisé. Chaque fait retenu renvoie à sa source. Ce que je ne fais pas : aucune filature, aucun accès à des données privées, bancaires ou fiscales non publiques, aucun contournement de conditions d'utilisation. Le travail repose sur des données ouvertes et sur le périmètre convenu. La limite est assumée : l'analyse révèle des signaux et des liens publics, pas une vérité absolue ; elle oriente les questions à poser en audit et les garanties à négocier. Le rapport nourrit le travail de l'expert-comptable et de l'avocat, sans s'y substituer.
Avant de signer une cession, sachez à qui vous avez affaire
Verilum vérifie le repreneur ou le cédant sur sources accessibles : historique de dirigeant, procédures, réseau de sociétés et bénéficiaires déclarés lorsque l'accès est autorisé. Délai cible : 24 h à 72 h selon le dossier.